• Soutenance de thèse,

Sociologie de la "Réussite éducative", un cas d'école des nouvelles politiques éducatives

Publié le 29 janvier 2016 Mis à jour le 5 décembre 2017

M. Leproux Olivier, présente sa thèse en sociologie, sous la direction de thèse M. Cingolani

Date(s)

le 22 novembre 2017


à 14 h
Lieu(x)
Bâtiment A (René Rémond)
Bâtiment A -3e étage A304
M. Olivier LEPROUX, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du Doctorat de Sciences Humaines et Sociale.

CNU : 19 - Sociologie, Démographie   

Directeur de thèse
M. Patrick CINGOLANI, Professeur des Universités

Membres du jury
Mme Sandrine GARCIA, Professeur des Universités,  Université Dijon Bourgogne
M. Mattieu HELY, Professeur des Universités, Universités Versailles Saint Quentin
M. Christian LAVAL, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre
Mme Maud SIMONET, Chargé de Recherche - HDR, Université Paris Nanterre
M. Patrick CINGOLANI, Professeur des Universités, Université Paris 7


Résumé
La Réussite éducative est un dispositif mis en place en 2005 visant à aider les enfants en « fragilité » de deux à seize ans scolarisés ou domiciliés dans les territoires en Politique de la Ville. Loin d’être seulement un dispositif d’aide éducative, la Réussite éducative est aussi un instrument de réforme. Cette thèse répond à deux questions : comment un dispositif extérieur à l’Éducation nationale réforme la politique éducative et quelles sont les implications de la réforme portée par la Réussite éducative.
Nous mobilisons dans un premier temps la sociologie des instruments de l’action publique et nous présentons notamment les ambiguïtés de la Réussite éducative, son déploiement et sa carrière. Il s’agit alors de comprendre comment ce dispositif est devenu à la fois un instrument éducatif et un instrument de réforme, comme celui-ci s’implante localement, et comment il évolue selon les différents contextes.
La Réussite éducative porte une recomposition de la politique éducative accordant une place accrue aux associations et aux collectivités territoriales. Cette recomposition implique des changements dans les modalités d’emploi et de travail dans la politique éducative que nous étudions en mobilisant les analyses sur les processus d’invisibilisation du travail.
Au carrefour d’une sociologie de l’action publique et de ses instruments, du travail et du monde associatif, cette thèse aspire à être une contribution à l’analyse de la Nouvelle Gestion Publique dans le secteur éducatif.

Mots-clés 
Réussite éducative, Politique éducative, Nouvelle Gestion Publique, Instrument de réforme, Invisibilisation du travail, Collectivités territoriales, associations.
 

Mis à jour le 05 décembre 2017