Version française / Équipe / Doctorants
PONSI, Alessandro
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> Structures de rattachement :
Université de Turin, Italie
et
Université Paris Nanterre, France
Laboratoire : UMR 8533 - Institutions et dynamiques historiques de l'économie et de la société (IDHES)
Thèse
Les sociétés en contraction et l'émergence des populismes. Les transformations du rapport entre politique, partis et territoires de 1974 à la fin du XXe siècle à travers l'analyse de l'Italie et de la France
Direction de thèse :
prof. Xavier Vigna, université Paris Nanterre, IDHE.S
Cotutelle :
prof. Paolo Soddu, université de Turin
prof. Francesco Tuccari, université de Turin
Résumé
Ce projet de thèse doctorale se propose d'analyser les origines et les mécanismes de l'émergence des populismes contemporains en Europe occidentale, en se concentrant sur le rôle fondamental des transformations territoriales et socio-économiques sur le long terme (1974-fine XXe siècle).
La recherche part du constat d'une crise profonde des partis de masse du XXe siècle, un phénomène concomitant à la formation de 'sociétés en contraction' (shrinking societies), caractérisées par le déclin démographique, la désindustrialisation, et une profonde perte de sens collectif au niveau local.
L'hypothèse principale est que ce rétrécissement social et économique a engendré une perte d'identité territoriale, créant un appel d'air pour une offre politique identitaire et localiste, incarnée par les mouvements populistes de droite.
L'étude adopte une méthodologie comparative et trans-scalaire en se concentrant sur deux régions emblématiques : le Piémont (Italie) et le Nord–Pas-de-Calais (France). Ces territoires partagent une forte tradition d’industrialisation, un enracinement ouvrier historique, et ont été au cœur de la crise politique et sociale des partis de masse à partir de 1974.
L'analyse comparative entre des acteurs comme la Ligue du Nord (Piémont) et le Front National (Nord-Pas-de-Calais) permet d'examiner comment des acteurs politiques initialement périphériques sont devenus les vecteurs d'une nouvelle idéologie, mobilisant le localisme et la dénonciation de l'État central en réponse à la désagrégation sociale, ainsi que la manière dont ces phénomènes politiques ont été perçus et gérés par les partis politiques traditionnels et les syndicats.
La structure de la thèse est conçue pour analyser de manière chronologique et comparée la genèse et l'évolution des phénomènes populistes en Italie et en France, en se concentrant sur les dynamiques territoriales entre 1974 et la fin du XXe siècle. Le travail est articulé en quatre parties principales qui combinent l'analyse théorique avec l'étude empirique des terrains du Piémont et du Nord–Pas-de-Calais.
La recherche repose sur une méthodologie comparative trans-scalaire qui intègre l'analyse quantitative (données socio-économiques et électorales) et l'analyse qualitative. Les sources principales sont issues de l'analyse trans-scalaire des archives de partis (permettant de reconstituer les stratégies, les évolutions internes et les bases militantes) ainsi que d'autres sources archivistiques pour saisir la relation transformée entre politique et territoires.
Mots clés
Populismes, désindustrialisation, partis politiques, mondialisation, régions
Thèmes de recherche
- Partis politiques
- Populisme
- Désindustrialisation
- Histoire des mondes ouvriers
- Régionalisation
Domaines de recherche de l'IDHE.S :
Domaine 1 : TRAVAIL . Professions, frontières, politiquesMutations du capitalisme, innovations techniques, transformations du travail et des entreprises
Domaine 2 : SAVOIRS. Formation, circulation, légitimation
Accès, transmission et circulation des savoirs
Mis à jour le 20 février 2026