MIGRATIONS ET HÉBERGEMENT DES MIGRANTS





Réédition d'articles (Alain Faure)



1.  Migrations intérieures et villes dans la France du XIXe siècle.

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Article paru dans : Historiens et Géographes, octobre-novembre 1992, p. 151-160.



Dynamique de la population parisienne
( I ) : les migrants et les natifs

   
2. Formation et renouvellement du peuple de Paris. Aspects du peuplement de Paris de la Commune à la Grande Guerre.
  
    Cet article, qui reprend le texte d'une conférence, s'intéresse à divers aspects de l'histoire démographique de Paris à la fin du 19e siècle. Après avoir abordé la question des sources, il insiste sur l'importance de la population native, même si l'immigration reste le principal mode de développement démographique. A propos des migrants eux-mêmes, l'attention est attirée sur l'importance de la souche urbaine en leur sein : les ruraux d'origine ne sont pas toujours la majorité. Enfin est posée la question de la "qualité"- en termes physiques - de ces migrants, venant renouveler une population native exposée à une surmortalité en raison des conditions de vie qu'elle doit affronter depuis l'enfance.

Formation and renewal of the people of Paris. Aspects of the formation of the population of Paris from the Commune to the First World War.
 
    This article, based on a lecture, is concerned with different aspects of the demographic history of Paris at the end of the nineteenth century. It deals first of all with the question of source material, then goes on to underline the importance of Paris's native population, even if immigration remained the principal mode of demographic development at the time. Where the migrants coming to Paris are concerned, it draws attention to the significant proportion of them originating from other cities: migrants of rural origin were not always in the majority. Finally the article discusses the question of the "quality" of these migrants, in physical terms, and the way they renewed the native population, exposed since birth to surmortality on account of their living conditions in the capital.
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Article paru dans la revue Recherches contemporaines (n° 5, 1998-1999, p. 143-160).

  
 
3. Comment devenait-on Parisien ? La question de l'intégration dans le Paris de la fin du 19e siècle.
 
  Cette réflexion sur l'intégration est d'abord basée sur la conviction que cette question concerne d'égale façon les provinciaux et les étrangers.
  Dans l'historiographie de la capitale, on sera successivement passé d'une vision "intégratrice" du milieu parisien (Louis Chevalier) à celle d'une ville formée de "colonies" salvatrices (F. Raison-Jourde), pour revenir à l'idée d'une intégration finale, difficile mais réelle.
  Si l'on part à la recherche de ces "colonies", on ne peut que conclure à leur caractère restreint : l'endogamie géographique apparaît modérée, et les regroupements par origines, lorsqu'ils n'existent, n'ont qu'un temps. L'essaimage est la règle, mais avec une logique propre à chaque courant migratoire. 
  Pour autant, une identité parisienne existe-t-elle, par delà les identités particulières ? Si le migrant restait fidèle à des comportements et à des valeurs venant de son milieu d'origine, était-ce pour se protéger d'un milieu parisien souvent  hostile, ou bien était-ce en fait le signe d'une double identité, d'une appartenance à deux mondes ? L'intégration s'opère sans bruit.

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Article paru dans : Jean-Louis Robert et Danielle Tartakowsky dir., Paris le peuple XVIII-XXe siècles, Paris, Publications de la Sorbonne, 1999, p. 37-57.


4. Paris, "gouffre de l'espèce humaine" ?

    Cet article de démographie historique est consacré à un aspect de la surmortalité urbaine au 19e siècle : la surmortalité couramment attribuée aux migrants vus vivre dans la capitale. Le rassemblement de quelques données concernant les provinciaux gagnant Paris à la fin du siècle montre que, fruit d'une sorte de "sélection migratoire", ces migrants  étaient des gens robustes dont les taux de décès témoignent en réalité d'une plus grande résistance aux maladies, en général, que les originaires de la ville. Cela est vérifié précisément pour la principale maladie de l'époque, la tuberculose pulmonaire, dont la statistique est précisément discutée dans l'article. Cette mortalité différentielle s'explique elle-même par le fait que les natifs de la ville, eux, n'était pas "sélectionnés" : adultes, ils payaient les dures conditions de vie subies dans leur enfance. Est-ce dans la situation faite à l'enfance que se trouve la clef de la surmortalité urbaine d'autrefois ?

Paris,  "abyss of the human race" ?

    This article of historic demography deals with an aspect of urban sur-mortality during the nineteenth century: the higher than average death rates commonly thought to affect the migrant populations coming to live in the French capital. The examination of some of the available data concerning provincials coming to Paris at the end of the century suggests that as a result of a sort of migratory selection', these migrants were of robust constitution and their death rates, on the contrary, generally indicate better resistance to illness than that shown by people born in the city. This is particularly true for the period's main disease, pulmonary tuberculosis, the statistics on which are discussed in this article. The difference in death rates is to be explained by the fact that the people born in the city had not undergone this selection' process. When they became adults, the harsh conditions they had suffered as children took their toll. Does the key to understanding urban sur-mortality in the past not seem to lie then in the situations experienced by children ?

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Article paru dans : French historical studies, hiver 2004, p. 49-86.


5. La place du migrant chez les maçons de Paris au 19e siècle.
  Sous ce titre ont été réunis deux articles : "Les maçons creusois de Paris au 19e siècle, ou le double mouvement", in Les Maçons de la Creuse. Bulletin de liaison n° 7, juin 2003, p. 17-22 ; "Une chambrée en ville", in Les Maçons de la Creuse. Bulletin de liaison, n° 13, juin 2009, p. 4-13. 
6.
Souvenirs d'un maçon de la Creuse, par Le Solitaire.
Paru dans la revue Recherches contemporaines, n° 3, 1995-1996, p. 161-191 (texte, introduction et notes)
 

 
Pages du livret de Georges Janot, ouvrier maçon, natif de Saint-Laurent (Creuse) (1838)
(collection particulière)


L'hébergement du migrant à Paris


 Sous le titre de Une chambre en ville titre
est paru en mai 2007 un ouvrage écrit en collaboration avec Claire Lévy-Vroelant ayant pour objet l'histoire des hôtels meublés et des garnis à Paris entre 1860 et 1990.   


 
    Les éditions Créaphis ont réalisé ce livre contenant 430 pages, plus 29 pages illustrées.


Argument
(texte rédigé en vue de la diffusion)
 
    Cet ouvrage, écrit par un historien et une sociologue, retrace l'histoire méconnue d'un secteur du logement populaire à Paris : les "garnis", à savoir les hôtels et les maisons meublées à destination des salariés modestes et des ouvriers. Certains drames de l'année 2005 (incendie de l'hôtel Paris-Opéra : 25 morts en avril) ont de nouveau attiré l'attention sur les rares hôtels meublés qui subsistent aujourd'hui, vétustes et surpeuplés, signe de la pénurie de logements pour les plus démunis. Or, jadis, ces établissements pullulaient dans Paris : près de 10 000 logeurs en 1880, et près de 200 000 personnes logées ; au tout début des années 1930, avant la crise économique, près de 350 000 Parisiens (11 % de la population de la capitale ! ) ne vivaient pas dans leurs meubles. C'est que ce secteur a longtemps accompagné la forte croissance démographique de la capitale, tout au long du 19e siècle et au début du 20e siècle : le migrant d'origine provinciale ou étrangère venant à Paris pour travailler s'installait tout naturellement à l'hôtel. Avoir une chambre en ville, c'était le gage banal d'une indépendance minimum. Le migrant y retrouvait souvent des compatriotes, mais moins qu'on ne dit d'habitude, car ces lieux d'accueil étaient aussi des lieux de brassage. N'importe comment, le migrant, s'il se fixait à Paris, quittait le garni, et, en prenant femme, devenait un locataire ordinaire, logé enfin dans ses meubles. Cette fonction de sas, en effet, valait surtout pour les hommes. La femme est toujours restée minoritaire en hôtel, d'où pour elle le repli vers la domesticité et les emplois où l'on était nourrie et logée.
    C'est là une des limites du secteur ; de même l'étroite surveillance exercée par la  police - le migrant a toujours été a priori un suspect - en faisait un lieu très contrôlé, parfois une souricière. On le verra bien, plus tard, sous le préfet Papon à l'époque de la guerre d'Algérie. Mais cette surveillance avait son bon côté dans la mesure où la préfecture de Police imposait aussi aux logeurs des normes d'équipement et de densité qui n'existaient pas dans le reste de la location. L'analyse détaillée des "bulletins de visite" remplis, dans l'entre-deux-guerres, par les agents de la préfecture de la Seine montre qu'il n'y avait en fait guère de différence, au point de vue de l'hygiène, entre les garnis et les autres maisons. Mais l'extrême exiguïté des chambres fut toujours une des tares de cette forme d'habitat populaire parisien.


Table des matières
(simplifiée)

PREMIÈRE PARTIE
UNE SI LONGUE HISTOIRE
ou
 L'évolution contrastée d'un secteur complexe : définitions, sources et mesures d'ensemble
par Alain Faure et Claire Lévy-Vroelant
 
DEUXIÈME PARTIE
LE "SYSTÈME DU GARNI" PARISIEN AU 19e SIÈCLE ET DANS LE PREMIER 20e SIÈCLE, par Alain Faure
 
TROISIÈME PARTIE
LES GARNIS PARISIENS DES ANNÉES 1920 AUX ANNÉES 1990
 par Claire Lévy-Vroelant
 
Conclusion
Sources et bibliographie

 Annexes statistiques


NB : Le fichier à télécharger contenant le texte de la préface et celui de la présentation  est agrémenté in fine de photographies personnelles de garnis, prises au fil des rues, garnis de Paris ou ailleurs, détruits ou voués à l'être.




Dynamique de la population parisienne ( II ) : migrations intérieures et déplacements en ville


   Sous le titre de La mobilité d'une génération de Français  est paru en 2003 un ouvrage écrit en collaboration avec Jean-Claude Farcy ayant pour objet les migrations et les déménagements vers et dans Paris à la fin du XIXe siècle.  



L'INED a réalisé ce livre contenant XVI-616 pages et complété d'un CD-Rom contenant 340 cartes ainsi que la base de données ayant servi de base à cette étude.


Argument
(texte de la 4e page de couverture)
 
    Cet ouvrage a un double objet : les migrations provinciales vers Paris et la mobilité de ces provinciaux et des Parisiens eux-mêmes à l'intérieur de l'agglomération, à la fin du XIXe siècle.
    Il repose sur l'exploitation d'une source nominative masculine, les registres matricules de l'armée, qui donnent pour toutes les recrues la succession des domiciles -  et des condamnations -  jusqu'à l'âge de 45 ans. Alors que la migration et la "mobilité résidentielle" constituent des domaines séparés de recherche, cette source permet d'analyser la mobilité d'un individu au cours de sa vie, du domicile de ses 20 ans à celui où il vit au moment de son entrée dans l'âge mûr.
   L'étude porte sur la classe 1880 pour un échantillon de dix arrondissements de Paris, de dix départements de province, ainsi que de toute la banlieue de l'ancienne Seine, soit au total 48 000 conscrits, suivis à l'époque où Paris connaît une forte croissance démographique et où la province traverse la grande dépression agricole de la fin du siècle. Pour la première fois, une mesure précise de la mobilité est proposée dans ses composantes géographiques et sociales comme dans ses modalités pratiques (âge au départ, étapes...). Nous soulignons l'importance de la mobilité locale et interrogeons sa signification. L'émigration, quoiqu'en aient pensé les contemporains, garde encore souvent un caractère temporaire. Son devenir dans la capitale est analysé à travers les données de la domiciliation, de la mortalité et de la criminalité.
    Pour les originaires de Paris, la source se prêle à une étude détaillée de leur  mobilité dans l'espace urbain et national. Des types d'itinéraires se dessinent, et l'on peut précisément mesurer les attractions et les répulsions pour tel ou tel type d'espace, variables selon l'univers social de référence. La comparaison avec les nouveaux venus de province conduit à constater que les comportements résidentiels ne se ressemblaient pas.
   Puisse le lecteur partager notre conviction que les mobilités constituent une part essentielle de l'histoire sociale.
Table des matières
(simplifiée)


INTRODUCTION GÉNÉRALE
par Jean-Claude Farcy et Alain Faure

PREMIÈRE PARTIE
LES HOMMES ET LES LIEUX
                                               
 

DEUXIÈME PARTIE
DES MIGRANTS CONQUÉRANTS ? par Jean-Claude Farcy

                                   Sédentaires, mobiles locaux et émigrés
                                   Partir... où ?
                                   Partir... pourquoi ?
                                   Aller et s'installer en ville

TROISIÈME PARTIE
LES PARISIENS et PARIS , par Alain Faure

                                   La mobilité parisienne dans ses actes
                                   La mobilité parisienne dans ses acteurs
                                   Les banlieusards, entre Paris et l'amour des lieux

QUATRIÈME PARTIE
LES MIGRANTS et PARIS

                          Les nouvelles racines du migrant, par Alain Faure
                          La migration, "école du crime" ?, par Jean-Claude Farcy

Conclusion
Sources et bibliographie
Annexes statistiques



      Ce que l'on peut appeler les archives de cet ouvrage (sa genèse, la mise au point des méthodes et la recherche des sources, la correspondance entre les auteurs, les rapports avec les vacataires, la collection des fiches manuscrites ayant servi à la saisie des données...) figurent parmi les papiers du Centre d'histoire de la France contemporaine versés aux Archives départementales des Hauts-de-Seine en 2005 (cote 1571 W 23 à 34).

    La quasi totalité du texte de l'ouvrage figure, en lecture seule, sur le site Google Livres, sans que les auteurs aient été prévenus. On peut aussi, grâce aux liens commerciaux, en profiter pour trouver l'adresse d'un déménageur dans les prix doux.

Alain Faure. Pages personnelles 
afaure@parisnanterre.fr
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Fresque recouverte au bâtiment D
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Mis à jour le 22 octobre 2016